Que dire ? Le décor est planté : un site arboré, calme, idéalement situé... Bref, on arrive sur un petit nuage, et on s’écrase au sol, terrassé par des prestations qui frôlent le néant. Notamment côté restauration. On savait déjà que le « catering » de vacances n'était pas de la grande gastronomie, mais là, on a franchi un cap. Une brigade de commerciaux de génie s’est visiblement réunie autour d’un tableau blanc avec une seule obsession : « Comment gratter trois centimes sur le dos du pigeon ? » Florilège d’une expérience mémorable : -Le grand hold-up des boissons : Payer un séjour à quatre chiffres ne vous donne même plus le privilège d'accéder aux softs en illimité. Le prétexte ? « Éviter les abus », bien sûr ! Traduction : vous devez désormais faire la queue chez le barman pour mendier un malheureux verre de Pepsi coupé à l'eau. Somptueux rétropédalage. -Le buffet de la honte (et son parcours d'obstacles) : Non seulement le buffet a rétréci pour atteindre la taille ridicule d'un petit-déjeuner d’hôtel Formule 1, mais les ingénieurs de l’économie de bout de chandelle ont eu une idée lumineuse : condamner les baies vitrées menant aux tables. Pour aller vous servir, c'est désormais un parcours du combattant à travers les couloirs. L'excuse officielle ? « Garder le self au frais ». L'excuse officieuse ? Vous décourager d'y retourner en vous faisant croire que c'est un geste éco-responsable contre le gaspillage. Génies. -La cerise sur le gâteau (ou plutôt, le drame du goûter) : Le goûter des enfants n'a plus lieu de 16h à 17h. Non, c'est à 16h pile, et pas une minute de plus. Au menu des festivités : deux malheureux marbrés premier prix découpés au microtome pour donner l'illusion de la quantité. Si vos enfants ont le malheur d’arriver à 16h20 après la razzia (inévitable vu la misère proposée), c'est tant pis pour eux. Et si vous osez réclamer ? Vous aurez le privilège de vous faire agresser par une cadre commerciale d'une condescendance rare, hurlant : « Je vais exceptionnellement faire un geste, mais quand y en a plus, y en a plus ! Je ne vais pas me battre avec vous pour un cake ! » (Lunaire, pour un service payé au prix fort). Quel immense gâchis de voir un si bel endroit dépérir pour économiser des bouts de chandelles, le tout couronné par un accueil digne d'un guichet de prison.
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